Je suis apiculteur en quatrième génération : Comme mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père, je fais chaque année les grandes transhumances entre Roquebrune-sur-Argens (Var), le Massif des Maures et la Haute Provence – et bien plus loin souvent – afin d'amener mes abeilles aux lieux de récolte traditionnels de ma famille. C'est ainsi que je peux récolter un merveilleux produit naturel, qui est ensuite centrifugé de manière traditionnelle et mis en pot dans les ateliers du Rucher de la Bouverie.
Nice Matin
... a raconté la "saga" des apiculteurs Laponche: Du miel made in Provence (paru le 26 septembre 2011)
L'Ami des jardins
... a accompagné François Laponche dans son rucher. Retrouvez ce reportage : Envie de faire du miel" (No. 1008/ juillet 2011)
Des miels savoureux récoltés de manière traditionnelle dans les maquis de la côte provencale, sur le plateau de Valensole ou dans les vallées alpines.
Vous trouverez des renseignements détaillés sur chacune de ces variétés (ainsi que les prix et la disponibilité) dans notre boutique web. Il suffit de cliquer sur les noms des miels. Vous pouvez également télécharger ici la liste des tarifs ainsi que les frais d'expédition.

Miel d'Acacia
Miel d'Arbousier
Miel de Bruyère blanche
Miel de Châtaignier
Miel de Lavande
Miel de Pin
Miel de Tilleul
Miel des Alpes
Miel de Maquis
Miel de Provence avec Label IGP
Miel Toutes Fleurs
Le jeune Eugène Laponche, arrivé tout juste de l'Auvergne, s'installe à Draguignan dans le Var. Ayant épousé la fille d'un apiculteur, il se passionne aussi pour la profession de son beau-père. C'est ainsi qu'il débute, en 1925, dans l'apiculture avec une cinquantaine de ruches modernes (ruches à cadres). Le climat méditerranéen aidant, son rucher prospéra rapidement.
Dans son souci de moderniser sa profession, il crée un type de ruches de petit gabarit permettant un transport et une sélection plus facile des différents miels : La Varoise est née, une ruche qui sera utilisée pendant longtemps dans la région. Ses premières transhumances se font encore en charrette jusque dans l'actuel plateau de Canjuers pour les lavandes, le thym ou la sarriette. Avec l'apparition des camions se développe la transhumance moderne; nous sommes dans les années 1930.
Dans un même temps, la plantation importante de lavandin (Lavande Hybride très mellifère) sur le plateau de Valensole permet d'assurer une récolte régulière et abondante de miel de lavande. Celui-ci deviendra le produit phare de l'entreprise et des apiculteurs varois. Une épicerie fine parisienne passe alors ses premières commandes, le début d'une relation commerciale qui perdure toujours. Eugène Laponche crée un commerce de vente de matériel apicole et de négoce de miel. Durant la seconde guerre mondiale, la pénurie de sucre fait augmenter les ventes de miels.
Ses fils Emile et André reprennent l'exploitation dans les années 1950. Ils diversifient les transhumances, augmentent le cheptel qui atteint 1400 ruches, et le volume de négoce de miel s'accroît dans la grande distribution et les collectivités. En 1968, ils sont fournisseurs officiels de miel de lavande pour les Jeux Olympiques de Grenoble.
Dans les années 1960, l'importation massive de miels étrangers entraîne une chute des cours, cela poussant certains apiculteurs à arrêter la profession. André Laponche, devenu le seul responsable de l'entreprise, fait face à cette crise majeure grâce à la diversification et assure tout de même l'emploi de cinq personnes.
Son fils François apprend le métier pendant ses vacances. Après avoir obtenu un brevet de technicien agricole, il devient à son tour apiculteur en 1973 et reprend l'entreprise familiale. Les années 1980 sont marquées par un engouement pour les produits naturels et régionaux dont le miel.
Mais aussi par l'arrivée d'un parasite, le varoa, qui détruit une grande partie du cheptel français. François Laponche recentre l'entreprise sur la production de miel et la vente de colonies, et il pratique la grande transhumance. Avec passion et courage, il poursuit la belle tradition apicole de sa famille.

Être apiculteur n’est pas un métier comme les autres. Celui qui l'a choisi est prêt à voyager des milliers de kilomètres par an en camion, dont une partie sur des chemins plutôt difficiles, à l'écart des grandes routes. Il peut travailler tard, car les abeilles doivent transhumer la nuit, lorsqu'elles ont regagné leurs ruches. Par contre, il n'a pas besoin d'adhérer à un club fitness, car il a l'habitude de lever des poids...
L'apiculteur doit placer ses abeilles au bon moment au bon endroit s'il veut récolter des bons miels. Mais souvent, même en région provençale qui semble être fleurie plus longtemps que d'autres pays, on dépend du temps et des saisons. Des fois, il faut renoncer à l'une ou l'autre variété, ou se contenter d'une récolte petite, comme ce fut le cas dans l’année très sèche de 2003 avec les miels de lavande, de romarin ou de châtaignier.
Ensuite, quand les ruches sont pleines, il faut centrifuger des centaines de cadres, filtrer le miel, le mettre en pots et l’étiqueter. Un travail qui demande de la concentration, du savoir-faire et qui doit à tout moment correspondre à nos critères de qualité. Puis vient le moment où, un jour de dimanche à la Fête du Miel de Roquebrune par exemple, on regarde déguster les amateurs. Moment de bonheur pour le client et l’apiculteur!
Le magasin est ouvert:
Tous les jours sauf mardi et dimanche
de 10 à 12 h / 15 à 19 h
(Groupes sur rendez-vous)
Adresse :
Rucher de la Bouverie
Domaine Agricole de la Bouverie
83520 Roquebrune-sur-Argens
Pour nous joindre :
Tél./Fax +33 (0)4.94.40.01.69
sophie.laponche[at]rucherdelabouverie.com